Faucon pèlerin à Sommières

Nous vous avions fait partager, il y a quelques jours, les étapes de la construction d’un nichoir à Faucon pèlerin pour la ville de Sommières.

Voici maintenant les détails de la pose de ce nichoir.

 

Voici l’origine de cette aventure.

L’association « Le printemps des pierres » de Sommières, association de sauvegarde du patrimoine bâti, était préoccupée par les dégradations faites sur le monument, dégradations causées par la présence en trop grand nombre de pigeons bisets domestiques. Elle  a fait appel au COGard pour essayer de régler les choses naturellement.  Les solutions habituellement proposées sont de deux sortes : d’empoisonnement ou de tirs de régulation.

Ces solutions, peu respectueuses du vivant et manquant d’efficacité, ont été rejetées par l’association. L’idée a alors germé,  hasardeuse, certes,  de favoriser son installation du Faucon pèlerin. La commande de création et mise en place d’un nichoir a donc été faite, en partenariat avec la mairie de Sommières.

L’objectif   d’arriver à fixer un couple de pèlerin sur la tour de Sommières, pour qu’ils régulent les pigeons de ville  semblait bien utopique au départ. C’était sans compter sur le signalement d’un  individu  observé sur la commune tout au long de l’hiver 2019/2020, trouvant à son goût le garde-manger à sa disposition :  les pigeons du centre ville.

Alors tous les espoirs sont permis de voir ce nichoir accepté par un couple, même si ce n’est pas acquis d’avance.

Le nichoir est visible depuis le parking à l’est, et son suivi peut être fait à distance à la jumelle ou longue-vue par les adhérents et autres observateurs qui passent par là.

En cas d’installation d’un couple, un système de caméra sera sans doute installé pour suivre la vie au nichoir… on espère bien pouvoir écrire la suite de l’histoire ….

FacebookTwitterGoogle+Partager

Balade entre bois et garrigue de Coufinès à Collias

Le mois de juillet commence à être chaud alors nous avons a eu la bonne idée de nous mettre à l’ombre dans le bois de Coufines. Nous étions accompagnés par l’équipe d’animation du COGard pendant une journée entière, ce qui nous a permis de nous initier à l’observation et la reconnaissance des oiseaux de ce milieu.

Nous avons découvert le vocabulaire lié aux parties du corps ou la ‘topographie’ de l’oiseau : la calotte, le sourcil, la joue, le bec (et ses différentes formes en fonction du régime alimentaire),  la gorge, la poitrine, le ventre, le croupion, la nuque, le dos, les ailes…

Après avoir appris comment décrire un individu nous avons fais un petit jeu d’équipe. Nous étions par deux, une personne observait avec les jumelles et décrivait ;  une autre de dos devait essayer de retrouver le nom de l’espèce décrite.

Balade coufines collias 01-07-20

Puis la journée s’est ponctuée de nombreuses observations au cœur d’un milieu riche en biodiversité. L’équipe d’animation a aussi répondu à de nombreuses questions et interrogations tout au long de cette balade…

Balade coufines collias(2) 01-07-20

Merci pour votre participation, votre curiosité et implication, à très bientôt !

Le Centre Ornithologique du Gard continu son bal masqué à Sanilhac…

Ce mercredi 24 juin, en partenariat avec le Conservatoire des Espaces Naturels, gestionnaire de la Réserve des Gorges du Gardon, le COgard a animé une balade au cœur du village de Sanilhac pour découvrir nos voisines les hirondelles.

Dix-huit personnes étaient au rendez-vous, répartis en deux groupes pour respecter les règles sanitaires.

Christian Hubert et Marion Fraysse nous ont appris des anecdotes étonnantes et passionnantes sur les différentes hirondelles de notre département, grâce à des questions dissimulées dans des enveloppes en début de balade.Balade hirondelles(2) 24-06-20

Les Hirondelles rustiques, rousselines, de fenêtre, de rivage et de roche ont des différences de gabarit que l’on a pu constater grâce à des silhouettes à taille réelle. On a pu aussi comparer les différentes formes de queue, et d’autres caractéristiques propre à chaque espèce.

Une question sur le sujet de la migration et le chemin que ces petits oiseaux peuvent parcourir en a ébahi plus d’un ! En effet en moyenne une hirondelle parcourt 350km par jour de façon à atteindre son lieu d’hivernage ou de nidification, ce qui équivaut à 8/10 heures de vol par jour.

Balade hirondelles(1) 24-06-20Et enfin vient le moment d’émerveillement, pouvoir les observer au plus près avec les jumelles, voir les allés-retours acrobatiques des adultes, pour nourrir les juvéniles, qui ne se retiennent pas de crier « J’ai faim !! ».

Les participants ont pu aussi être initié à ‘l’enquête hirondelle’ menée par Christian Hubert. Celle-ci consiste à réaliser un repérage et un comptage des nids au sein de notre commune, dans une rue ou plusieurs. Pour plus d’informations et si vous souhaitez participer a cette enquête n’hésitez pas à contacter Christian Hubert par mail : christian.hubert@sfr.fr ou par téléphone au 04.66.22.29.37

Merci à tous les participants pour leur curiosité et leur bonne humeur! A très vite !

                                                                                                                Les plus jeunes ont été aidé pour                                                                                                       l’observation à la longue vue (c) Pauline Teodoro

Le COGard est en deuil

Nécrologie de Jean DEMOLDER
– Crématorium de St Martin de Valgalgues le 15 juin 2020 –

Je vais vous parler d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas
connaitre. A l’aube des années 2000, j’étais encore président du COGard, le
Centre Ornithologique du GARD. Par ses activités, les membres de cette
association créée dans les années 80, tentaient …et tentent toujours…de mieux
connaitre l’avifaune de ce département afin d’essayer de la protéger des
nombreuses menaces qui pèsent sur elle. L’information et la diffusion des
connaissances auprès du grand public est aussi un axe majeur dans ses activités.
C’est à cette époque, à l’occasion d’actions et d’animations diverses telle le
crapauduc à Vallérargues ou la fête de la Migration, que j’ai vu
débouler…comment dire…une sorte de Robert Hue à fort accent belge et
s’intéressant aux oiseaux. Un homme chaleureux, sympathique, rempli de
dynamisme et qui venait de s’établir à Boisset Gaujac avec son épouse Lily. Ils
cherchaient tous deux à rallier une association pour apporter leur pierre à
l’édifice de la protection de la Nature.
Bien sûr que « le courant » est passé immédiatement …comment en aurait’il pu
être autrement. Tous ceux qui ont côtoyé Jean ont pu apprécier sa gouaille et
son humour inimitable. Et très naturellement et rapidement, Jean (…et aussi
Lily) ont rejoint l’association …pour ne plus jamais la quitter. Jean a été pendant
cette première dizaine d’années, administrateur du COGard occupant quelques
temps les fonctions de secrétaire puis de président. Mais il a surtout été
l’initiateur dans notre département d’un programme national de suivi : le STOC
– Suivi Temporel des Oiseaux Communs – toujours en cours actuellement. A
partir de 2001, il a pris en charge cette action avec toute l’énergie qui le
caractérisait pour mettre en place un réseau d’observateurs sur le Gard alors
inexistant et organiser des matinées de formation à la reconnaissance des
chants pour les plus néophytes. Il fut le coordinateur départemental de ce
programme qu’il a développé et fait vivre jusqu’en 2010 où il passa la main à
d’autres membres …tout en continuant bien entendu à faire ces relevés annuels
pour cette enquête.
Il serait trop long ici d’évoquer depuis son arrivée au COGard toutes ses autres
implications dans la vie de l’association qui ont permis son rayonnement actuel.
Mais pour résumer, il en fut un des piliers …de nombreuses années durant.
Pour terminer, je voudrais évoquer les nombreuses observations de terrain qu’il
a pu réaliser sur le département (notamment dans la zone de Boisset-Anduze
puis de Branoux et ses environs) et qu’il a transmis au COGard. Elles ont été
intégrées dans la base de données qui a permis la réalisation du dernier « Atlas
des oiseaux du Gard » paru récemment. Dans cet ouvrage collectif, il y a donc
un peu de Jean. Certaines de ses observations sont d’ailleurs citées directement
dans une vingtaine de monographies d’espèces comme le héron cendré par
exemple ou encore le circaète Jean le Blanc, le guépier, les grives litorne et
musicienne et bien d’autres passereaux encore. José et Christian ont d’ailleurs
pu lui remettre un exemplaire de cet ouvrage en novembre 2019 à la maison de
retraite où il résidait depuis quelques temps. Il a été très touché de savoir qu’on
ne l’avait pas oublié.
Avec la disparition de Jean, les oiseaux du Gard perdent un de leur précieux allié
…le COGard un 5ème président et nous, ornithologues gardois, un ami cher. Au
nom du conseil d’administration du COGard et de tous ces membres je présente
mes plus sincères condoléances à sa famille. Repose en paix Jean ! Ta mémoire
est dans nos cœurs à jamais.
Régis ALLEMAND